Le parquet de Bordeaux a annoncé samedi la mise en examen et le placement en détention provisoire
Le parquet de Bordeaux a annoncé samedi la mise en examen et le placement en détention provisoire de six hommes de nationalité roumaine, âgés de 19 à 45 ans, soupçonnés d’avoir commis treize vols de câbles électriques en cuivre dans des centrales photovoltaïques du sud-ouest de la France.
Selon le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, le préjudice dépasse d’ores et déjà largement un million d’euros
. L’ensemble des faits représente plus de 500 kilomètres de câbles dérobés depuis l’été dans les départements de la Gironde, de la Dordogne, de la Charente, de la Charente-Maritime, du Gers et du Lot-et-Garonne.
Interpellations et saisies en Gironde
Une cellule d’enquête dédiée avait été constituée pour recouper les modes opératoires de ce réseau qui ciblait des sites isolés en pleine forêt. Les membres agissaient de nuit en dégradant les clôtures, s’en prenant notamment aux parcs de Saint-Germain-d’Esteuil, Hourtin et Brach dans le Médoc. À l’aube du mardi 3 novembre 2026, une opération judiciaire a mobilisé plus de quatre-vingts gendarmes — ainsi qu’une centaine de militaires selon les services — pour interpeller les suspects dans un campement de l’agglomération bordelaise, avec des interventions simultanées à Bordeaux, Bruges, Blanquefort et Bègles.

Les perquisitions ont permis de saisir environ quatre cents kilogrammes de cuivre dénudé prêt à la revente, de l’outillage électroportatif de découpe, des téléphones, quatre mille trois cents euros en numéraire et quatre véhicules, dont trois fourgons.
Mise en examen et poursuite des investigations
Déférés le vendredi 6 novembre à l’issue de leur garde à vue, les six mis en cause ont été présentés à un juge d’instruction et mis en examen pour vols en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. Ils ont tous été placés en détention provisoire le 7 novembre.
Les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité d’un magistrat instructeur. Renaud Gaudeul a précisé que ces investigations ont pour objectif de recenser l’ensemble des victimes, d’identifier les autres individus impliqués — notamment s’agissant de la filière d’écoulement de la marchandise — et de chiffrer les bénéfices du réseau.